Pourquoi le chauffage électrique domine dans l’Hérault
Le premier facteur, c’est le parc de logements. Montpellier, Sète, Agde ou les stations du littoral comptent une très forte proportion d’appartements construits entre les années 1970 et 2000, à une époque où le « tout-électrique » était encouragé : pas de conduit de fumée, pas de chaudière, des convecteurs fixés sous chaque fenêtre et un ballon d’eau chaude électrique. Ces logements n’ont souvent ni réseau hydraulique ni emplacement pour une chaudière, ce qui rend tout retour à un chauffage central coûteux et peu réaliste.
Le deuxième facteur, c’est le climat. Avec des hivers courts, des journées ensoleillées et des gelées rares en bord de mer, les besoins de chauffage restent modestes comparés au nord de la France. Quand on chauffe peu, un équipement bon marché à l’achat et sans entretien, comme le convecteur, paraît longtemps suffisant. Le calcul change quand le prix du kWh augmente ou quand le logement est occupé toute l’année.
Le troisième facteur, c’est le réseau de gaz. Les grandes villes de la plaine sont desservies, mais une bonne partie des villages de l’arrière-pays, autour de Magalas, Roujan, Lodève ou dans les Hauts Cantons, ne le sont pas. Faute de gaz de ville, on y trouve des maisons chauffées à l’électricité, au bois ou au fioul, et ce dernier est progressivement abandonné.
Enfin, l’été pèse dans la décision. Dans un logement qui dépasse régulièrement 28 °C en juillet, l’équipement de chauffage idéal est aussi celui qui rafraîchit. C’est ce qui fait de la clim réversible un concurrent direct des radiateurs, alors qu’ailleurs en France on la considère surtout comme un équipement de confort d’été.